mercredi 30 octobre 2019

Et une pression,  ça roule !





Pourquoi mesure-t-on aussi la pression artérielle des chiens et des chats ?


Le sang circule dans les vaisseaux sanguin parce qu'il est poussé par le coeur qui se contracte régulièrement. Cette circulation se fait donc sous une certaine pression, qui dépend du travail du coeur donc, mais aussi de la taille des vaisseaux et du volume total de sang. Cette pression sera d'autant plus importante que le coeur se contracte fort et souvent, que les vaisseaux sont petits et que le volume de sang est grand.




Mesurer la tension artérielle (dans une artère), c'est mesurer cette pression.

On met un brassard qui gonfle autour d'un membre (pour le nous, c'est le bras, mais pour les chiens et chats, c'est la patte avant ou la queue). On écoute en même temps au bout du membre (ou de la queue) le pouls d'une artère. Les médecins écoutent au stéthoscope. Nous, vétérinaire, avons de petits patients, et donc de petites artères à écouter ! Et puis, il y a des poils qui nous gênent ! Alors, nous faisons une petite tonte sous la patte (ou sous la queue) et nous posons un petit appareil appelé sonde Doppler qui va repérer le flux de sang dans l'artère et nous convertir ce flux en son dans un haut-parleur. C'est comme si l'on entendait le flux de sang au stéthoscope: "Flouchhhhhh, flouchhhhhh, flouchhhh..."
NB: Une autre méthode, appelée "oscillométrique" permet de se passer de la sonde Doppler mais cette méthode est sujette à plus de variations: nous l'utilisons en routine pour la surveillance de nos patients en cours d'opération, mais pas pour le diagnostic où la méthode avec Doppler reste la méthode la plus recommandée par les spécialistes.


Ensuite, quand on gonfle le brassard, nous lisons en même temps la pression de gonflage sur un manomètre (vous avez bien déjà vérifié la pression des pneus de votre voiture, non ?).
Quand on n'entend plus le bruit du sang circulant dans le haut-parleur, c'est que la pression que l'on exerce dans le brassard est plus forte que celle de la tension exercée dans l'artère: on a fait un garrot !
Bien sûr, on va alors dégonfler le brassard ! Le but n'est pas que notre patient perde sa patte ! Mais nous allons le faire tout doucement. Et quand le bruit du pouls revient dans le haut-parleur, c'est que nous sommes à la pression d'équilibre entre celle que nous créons et celle du sang. C'est ce que l'on appelle la pression artérielle systolique, qui est, pour simplifier, la pression maximale que produit le coeur en se contractant. Pour nous, c'est le premier nombre que nous donne le médecin: 12,13 ...

Par sécurité, nous faisons généralement 5 mesures et nous en faisons la moyenne. 

Normalement, cette tension devrait être entre 130 et 170 mm de mercure. Mais cette tension peut être parfois surestimée (peu souvent sous-estimée), en particulier chez des patients anxieux ! Un peu comme si vous vous faisiez prendre la tension par un copain médecin ou par un cardiologue qui a froncé les sourcils en vous auscultant auparavant ! Votre tension a des chances d'être plus élevée dans le deuxième cas !

Cette tension est importante à mesurer 

 
En effet,  nous devons nous assurer qu'elle ne s'élève pas trop.
Une hypertension risque de provoquer des lésions des yeux (hémorragies, décollements de rétines), des reins, du  cerveau avec des lésions de type AVC (Accident vasculaire Cérébral) et aussi du coeur...



Chez le chat, cette tension est particulièrement importante à mesurer et, nous qui le faisons depuis plus de 20 ans, voyons bien depuis tout ce que ces mesures réulières nous ont apporté en matière de prévention.
 
 
Cette tension, dans l'idéal, devrait être mesurée au moins une fois par an à partir de 10 ans pour le chat, à partir de 7 à 8 ans pour le chien (selon la taille, les races...). Et plus souvent si elle semble augmenter !
Nos bilans seniors complets comportent cette mesure de pression artérielle. 

Depuis plusieurs années, des traitements spécifiques existent pour nos animaux de compagnie hypertendus. 

Et, même si cela reste une contrainte d'avoir à donner un médicament tous les jours, cette contrainte en vaut la peine ! En effet, faute de traitement à temps, un chat hypertendu peut subir un décollement de ses deux rétines en l'espace d'une seconde et devenir ainsi aveugle... Et il sera trop tard ensuite pour envisager de faire quoi que ce soit pour lui rendre la vue... 
 

Je sens que votre tension a augmenté de façon notable entre le moment où vous avez commencé à lire cet article et maintenant ! Allez, rassurez-vous, on se revoie bientôt pour mesurer la tension de vos titis et on, s'il y a besoin, nous gèrerons cela ensemble tranquillement !

samedi 17 novembre 2018

C'est quoi, la puce électronique ?

Depuis, 1999, l'identification des chiens, chats et furets est devenue obligatoire. Rapidement, la puce électronique a supplanté le tatouage comme moyen d'identification: elle est quasiment impossible à retirer, elle est esthétique, dure dans le temps et ne demande que quelques secondes pour être mise en place, et ce sans tranquillisation ni anesthésie.

Mais comment cette puce fonctionne-t-elle?



La puce électronique fait partie des systèmes de radio-identification, ou RFID en anglais.
Un système RFID, c'est une puce électronique  contenant des informations et une petite antenne qui permet à un lecteur plus ou moins distant de correspondre avec la puce par des ondes radio.

Vous connaissez au moins trois exemples de puces RFID: l'étiquette ressemblant à un petit labyrinthe collée sur des objets à vendre (les CDs par exemple), la puce électronique de votre carte bancaire pour le paiement sans contact... et les puces électroniques pour animaux.


Mais ces systèmes RFID sont aussi utilisés partout tout autour de nous, du péage automatique au frigo intelligent, et nous sommes en permanence entourés de communications électromagnétiques à plus ou moins hautes fréquences.


Concernant la puce vétérinaire, c'est donc une puce, dite transpondeur, contenant un numéro individuel, une antenne, le tout englobé dans une gangue de verre bio-compatible (pour éviter sa dégradation et le rejet de l'organisme. Et le tout est souvent enveloppé d'un système permettant de fixer la puce là où elle a été implantée (collagène synthétique, enveloppe micro-perforée dans laquelle les fibres de collagène naturel s'infiltrent telles des racines...).







C'est donc un petit cylindre de 1 mm de diamètre pour 3 à 4 mm de long environ, un peu de la taille d'un à deux grains de riz.







Cette puce n'est pas un système actif possédant une source d'énergie propre et pouvant nous renseigner sur la position de votre animal comme le ferait un capteur GPS (Cela viendra peut-être, ce n'est pas de la science-fiction, mais il faudra attendre encore un peu !).



C'est un système passif qui utilise l'énergie envoyée sous la forme d'ondes électromagnétiques par un lecteur. Ces ondes sont de faibles fréquences, ce qui explique que nous devons lire les puces presque à leur contact: parfois, nous sommes à 10 cm et la puce n'est pas détectée !




En pratique, la mise en place d'une puce électronique se fait sans anesthésie (sauf cas particuliers d'animaux agressifs ou remuants...).

C'est une injection réalisée sous la peau au niveau de la gouttière jugulaire gauche (côté gauche du cou), endroit volontairement standardisé (afin d'éviter les fantaisies de certains vétérinaires qui auraient l'idée d'en mettre dans des endroits ... bizarres?). Il y a peu de risques associés à son injection et très peu de réactions inflammatoires liées à son implantation.




La puce contient une combinaison unique de 15 chiffres qui identifie votre compagnon : 3 chiffres pour le code du pays (250 pour la France), 2 chiffres pour l’espèce (26 pour les chiens et chats), 2 chiffres pour le code du fabricant de la puce et 8 chiffres pour le numéro d’identification spécifique à l'animal. Néanmoins, vu la quantité croissante d'identifications, il est probable que l'on doive assez prochainement envisager des numéros à 18 chiffres...


En France, le fichier regroupant les numéros de puces est l'ICAD. Il existe un fichier européen, EUROPETNET, regroupant différents pays, mais encore incomplet à ce jour.



Enfin, sachez que la puce qu'à votre animal sert à l'identifier, certes, mais elle permet aussi de nombreuses autres applications: chatière électronique ne laissant passer que vos chats, distributeurs électroniques d'aliments dédiés aux chats que l'on a choisi...



Et il est même prévu, dans un futur somme toute assez proche, un système identifiant le chat qui arrive pour manger, le pèse, quantifie la quantité d'eau bue et de nourriture ingérée, prend sa température et envoie tout cela par WIFI sur votre ordinateur !
Grâce à ces technologies innovantes, notre façon de suivre nos patients convalescents, âgés, ou atteints de diverses maladies, risque de rapidement évoluer !

Et comme ce sont des choses qui nous passionnent, nous vous tiendrons évidemment au courant !

mercredi 9 mai 2018


 

 LA LANGUE DU CHAT



Vous connaissez ou vous donnez votre langue... au chat ?



Vous l'avez remarqué, la langue du chat n'est tout à fait identique aux autres langues: elle râpe sévèrement !







Cette caractéristique, commune à tous les félins, est due à des papilles particulières.

Sur la langue, nous avons tous des papilles. Chez nous, elles sont toutes plutôt aplaties et mamelonnées, mais dans d'autres espèces, elles peuvent être plus ou moins grandes et plus ou moins rigides.
Les papilles gustatives sont responsables du goût et elles sont particulièrement développées chez le chat, espèce très sensible aux goûts mais aussi aux textures des aliments.
Cependant, ces papilles gustatives ne sont pas celles qui râpent. Celles qui râpent sont des papilles coniques, recouvertes de kératine (comme les griffes!). Elles peuvent s'user ou se casser avec le temps mais elles seront alors remplacées.




Ces papilles, ressemblant à de grandes épines, ont plusieurs fonctions:

 - brossage: le chat peut lécher n'importe quel endroit (externe, bien sûr !) de son corps. Malheureusement, les papilles sont recourbées vers l'arrière et le chat a la fâcheuse tendance d'avaler les poils qu'il a ratissés avec sa langue... ce qui fait qu'il est souvent amené à les régurgiter...




- abreuvement: le chat prend l'eau avec sa langue (certains avec leur patte qu'ils lèchent ensuite, mais c'est plus un jeu qu'autre chose!). Les papilles, recourbées vers l'arrière de la bouche, retiennent mieux l'eau.









- grignotage: les papilles permettent de frotter le fond de la gamelle pour ne rien laisser, c'est vrai, mais à l'origine, c'était surtout fait pour retirer au mieux les petites fibres musculaires des os des petites proies tuées.







- meilleure appréciation des goûts: les aliments pris entre les papilles coniques rugueuses restent plus longtemps au contact des papilles gustatives et cela améliore la perception de goûts subtils... (Votre chat est un gourmet, pas un gourmand, vous avez bien dû le remarquer, non?)







Par contre, un inconvénient majeur est que les bactéries s'installent entre ces grandes papilles 

Elles sont moins facilement balayées par l'eau, les aliments et les différents mouvements de la langue... La bouche de votre chat est donc TRèS sale (plus que son derrière !); ce qui explique que les plaies consécutives aux morsures de chat s'infectent facilement.

Alors, stop aux léchouilles de votre minet et de votre minette !

Vous ne donneriez pas votre langue au chat, alors n'acceptez pas la sienne non plus ! 

 









samedi 24 mars 2018

Une otite ? Mais pas du tout !

 

Une otite ? Mais pas du tout !

 


L'otite est une cause très fréquente de consultation du chien mais très rare chez le chat.
Le suffixe "-ite" indique une inflammation. Ici, en l'occurrence, c'est une inflammation de l'oreille.

 L'oreille est subdivisée en 3 parties:
  • oreille externe, de l'extérieur, du bout du pavillon de l'oreille (partie de l'oreille qui dépasse du crâne, qu'on peut attraper !) jusqu'au tympan
  • oreille moyenne: en arrière du tympan jusqu'aux structures nerveuses allant vers le cerveau 
  • oreille interne: concerne les structures nerveuses responsables de la perception auditive                                                                                                                                                         



Chez l'homme, le conduit est quasiment horizontal. Chez le chien (et le chat), le conduit descend presque à la verticale et fait un coude à 45° avant d'atteindre la partie horizontale. On comprend aisément que le cérumen a déjà du mal à sortir naturellement puisqu'il doit remonter la partie verticale pour être éliminé. En cas d'otite, le cérumen stagne dans le conduit auditif avec les cellules mortes et cela contribue à faire durer et à aggraver la situation.


Nous parlerons ici essentiellement des otites externes. Les deux autres, moyennes et internes, sont un peu moins fréquentes, et, pour faire simple, elles sont souvent la conséquence d'une otite externe qui évolué.

"Docteur, je viens chercher des gouttes à mettre dans l'oreille de Milou: il a une otite!"

Eh, bien, non ! Ce n'est pas si simple ! Tout comme il n'y a pas un collyre qui fait tout pour une conjonctivite parce que cela dépend de l'origine de la conjonctivite, il n'y a pas des gouttes universelles qui guérissent toutes les otites.

Une inflammation de l'oreille peut avoir de nombreuses origines :
  • purement inflammatoire, surtout du pavillon de l'oreille: causes allergiques en premier, mais aussi hypersensibilités (réactions à des produits...)
  • parasitaires: otodectes (charmants acariens parasites des oreilles!)
  • traumatique: choc (contusion, hématome...), corps étranger (épillet...)
  • obstruction: tumeur, polype, kyste, poils accumulés
  • anomalie de production du cérumen et de renouvellement des cellules du conduit auriculaire
  • auto-immune: maladies dans lesquelles le système immunitaire ne marche plus normalement et se met à attaquer des parties du corps saines. Ici, ce sont surtout des atteintes de l'extrémité des pavillons auriculaires



Et n'est qu'après,  parce qu'il y a quelque chose qui a initié une inflammation ou une gêne, que des bactéries ou des levures se développent et contribuent à l'installation d'une otite durable...

Notez que ces bactéries et levures (sortes de champignons primitifs) sont déjà présentes dans les conduits auditifs. Mais jusqu'à présent, elles y étaient en petite quantité et elles ne gênaient pas. Maintenant qu'elles se sont multipliées, elles créent une véritable infection des conduits et le système immunitaire se doit de réagir.

La conséquence en est des modifications de cérumen que vous connaissez bien si votre animal a ou a eu une otite: brun-noir-pâteux ou crémeux-purulent. (désolé si vous mangez en même temps que vous lisez cet article...). C'est d'ailleurs un des éléments principaux qui a dû vous alerter.




Milou a mal !

Comment s'exprime cette otite?

Cela va surtout dépendre si elle est récente ou ancienne.

Une otite aiguë (récente), va se développer rapidement et brutalement. Les bactéries, mais aussi les levures, prennent d'assaut le conduit auditif : la bataille est enragée, les dégâts souvent importants.
L'inflammation sera importante et la tolérance de l'animal faible.
Il faut donc s'attendre à un érythème (rougeur ) marqué du pavillon, une odeur désagréable de cérumen chaud, des manifestations de douleur (gémissements, non-acceptation de la manipulation de l'oreille atteinte (voire agressivité)...) et de démangeaisons (grattage avec la patte arrière, frottement de l'oreille sur des meubles ou par terre...)

A l'inverse, une otite chronique (ancienne: plus de 2-3 semaines) est déjà là depuis longtemps. Les bactéries, mais surtout les levures, se sont immiscées petit à petit dans la place, ont eu le temps de poser leurs bagages et de refaire tranquillement les modifications de leur nouveau domicile.
L'inflammation sera faible et la tolérance de l'animal souvent très bonne, d'autant plus que l'otite sera chronique... Enfin, jusqu'à un certain point !
On s'attendra donc à un érythème moins évident, une odeur toujours aussi écoeurante de cérumen tiède, peu de manifestations de douleur. Mais toujours des signes de démangeaisons, souvent moins marqués. Votre chien grommelle de contentement quand vous lui massez l'oreille et appuie d'ailleurs son oreille sur votre main tellement ça lui fait du bien ? Pensez otite !




Il va vous falloir notre aide

Comme les gouttes magiques universelles n'existent pas, il faudra qu'on voit cette otite ensemble. Et même si Milou a déjà eu une otite et qu'il "en fait encore une", ce ne sera pas forcément la même chose...

Notre rôle sera
  • de déterminer quelle était la cause primitive de l'otite. Parce que sans l'identifier, on risque d'avoir des récidives sans fin... (et parfois, on ne trouve pas, j'avoue...)
  • de déterminer qui en a profité: bactéries ?(lesquelles ?), levures ?
  • de vous donner un traitement adapté
  • de vous montrer comment faire correctement le traitement (ce n'est pas toujours si facile!)
  • d'être là en cas de doute sur l'évolution: mise en place de contrôles ET on ne vous lâche que quand on pense que c'est vraiment terminé...

Comment cela va-t-il se passer ?

D'abord, nous devons faire un examen général de Milou pour nous assurer que son otite n'est pas un symptôme particulier d'une maladie plus générale.
Ensuite, nous allons regarder dans son oreille avec un otoscope. Parfois, cela est impossible tellement le cérumen ou le pus obstrue le conduit...

Mais, dans tous les cas, il est indispensable de faire un prélèvement de cérumen pour savoir ce qui se passe. Un fois coloré, ce prélèvement va nous révéler au microscope la présence de bactéries, de levures, de parasites (otodectes), de cellules inflammatoires ou anormales.
Si les conduits sont ouverts, nous faisons cet examen lors de la consultation.

Dans de nombreux cas (en particulier si l'otite est très douloureuse, très chronique ou si l'animal est difficile à manipuler), nous vous proposerons de faire un examen endoscopique des conduits auditifs. Cet examen-clé est réalisable à la clinique et ne nécessite qu'une anesthésie de courte durée mais il permet :
  • de beaucoup mieux visualiser les conduits 
  • d'éviter à Milou des manipulations qui pourraient être douloureuses
  • de faire des prélèvements pour les examens cytologiques (étude des cellules au microscope) et bactériologiques
  • de nettoyer les conduits en contrôlant visuellement ce que l'on fait ce qui permet d'être plus précis (en approchant le tympan) et plus complet en vérifiant le résultat du nettoyage
  • de faire un diagnostic plus précis de l'état des conduits
  • de déterminer (parfois) l'origine de l'otite
  • de mettre en place le traitement alors que l'animal est endormi 

 

VIDEO-OTOSCOPIE



Le résultats des  prélèvement de cérumen (et de l'endoscopie si nous avons la chance d'avoir pu la réaliser) va nous dicter le choix du traitement que nous allons donner à Milou.


Ce traitement repose sur:
  • un produit nettoyant pour retirer tout ce qui bouche le conduit. Là encore, tous les produits sont très loin d'être équivalents et nous vous en prescrirons un adapté à l'otite observée en fonction des effets que nous voulons obtenir: asséchant, antiseptique, céruminolytique (qui détruit le cérumen)...
  • un produit traitant à mettre dans l'oreille: antibiotique, antifungique (contre les levures), antiparasitaire, anti-inflammatoire...
  • parfois, l'oreille est tellement enflammée que nous vous donnerons un anti-inflammatoire pour ouvrir un peu le conduit afin de pouvoir ensuite prendre le relais avec le traitement en gouttes à mettre dans l'oreille
  • et parfois aussi, il faut utiliser des produits antiparasitaires en pipettes ou en comprimés pour venir à bout des otodectes qui se promènent dans les oreilles...

Nous ne vous laisserons pas seuls!

Nous allons vous expliquer comment faire le traitement. Nous savons que ce n'est pas toujours facile: cela dépend de votre habitude à donner des traitements, de vos craintes (à lui faire mal, à en mettre trop ou pas assez...), de votre organisation (il faut souvent être deux pour faire le traitement) et, surtout, de la coopérativité de votre animal !

Nous essayons de tout vous écrire de façon détaillée sur l'ordonnance pour vous simplifier la vie.

Nous allons programmer un premier contrôle avec vous pour vérifier que le traitement fonctionne . C'est particulièrement important. Vous ne devez pas en effet ignorer que beaucoup de bactéries nous posent des problèmes maintenant parce qu'elles sont devenues résistantes à certains antibiotiques. Parfois, cela est tellement vrai qu'aucun des antibiotiques mis à notre disposition ne peut les tuer !
Et, si besoin, nous referons des contrôles réguliers, et ce, jusqu'à guérison complète.


Et si ça ne marche pas  ?

Au moment du contrôle, si le traitement ne semble pas fonctionner, nous referons un examen des conduits auditifs.

Le traitement a parfois quand même marché et il a permis de rendre le conduit auditif plus accessible: il est alors plus facile de visualiser un polype, un kyste, un corps étranger, des bourres de poils, des sténoses (rétrécissements) des conduits.... Tous ces éléments permettent d'expliquer la persistance des symptômes.
Si nous voyons rien permettant d'expliquer la persistance de l'otite, et surtout si l'on a toujours la même quantité de cérumen, nous devrons faire un nouveau  prélèvement et regarder de nouveau au microscope

S'il reste des bactéries, nous ferons un prélèvement pour la bactériologie. Le laboratoire nous indiquera quelle bactérie est responsable de l'otite et quels antibiotiques peuvent en venir à bout.

Dans certains cas , et malgré tous les efforts que vous faites pour bien bien les traitements, aucun traitement médical ne peut résoudre le problème.
Il faudra alors envisager d'autres possibilités, en particulier l'existence d'un otite moyenne (en arrière du tympan) qui sert de source à des poussées d'otite externe, d'anomalies du conduit... Maintenant que le scanner est plus accessible, c'est cet examen qui va nous permettre de savoir ce qui se passe en arrière du tympan. En fonction des résultats de ce scanner, nous pourrons vous indiquer quelle sera alors la meilleure solution.

Il faudra alors dans ces cas rebelles envisager une opération permettant d'ouvrir le conduit auditif ou bien de le retirer purement et simplement. Il ne s'agit évidemment pas d'opérations de routine. Ces opérations sont délicates et nécessitent de prendre des précautions avant, pendant et après l'intervention chirurgicale. Heureusement, ces cas rebelles ne sont pas très fréquents...




En conclusion:

Les otites sont fréquentes chez le chien.
Il faut savoir les repérer au début pour avoir plus de chances de les guérir rapidement.
Les traitements sont souvent longs et embêtants à faire, c'est vrai.... mais....
   ...il ne faut pas les négliger sous peine d'aboutir à des situations dont la seule issue est chirurgicale.









lundi 5 mars 2018

MON CHIEN SE FROTTE LES FESSES PAR TERRE !!



C'est un grand classique: votre chien met ses deux postérieurs en avant sous lui et avance avec ses pattes avant en se frottant toute sa région périnéale au sol. Sur parfois un bon mètre ! On appelle cela le "signe du traîneau"

On entend dire très souvent: c'est à cause des vers !
Oui, c'est possible... Mais pas que...

Les glandes anales sont deux glandes de 1 à 2 cm de diamètre de chaque côté de l'anus (à 4 et 8 h si vous regardez son derrière comme une horloge !). Ces glandes sécrètent une substance grasse et très odorante qui permettent aux chiens d'échanger des renseignements utiles (sexe, chien pubère ou non...) et de lubrifier un peu le passage des selles au moment de la défécation.

Le chien peut donc effectivement se frotter le derrière par terre à cause d'une affection de l'une ou de ses deux glandes anales:
- des débris alimentaires ou végétaux, pas ou mal digérés, peuvent éventuellement rentrer dans les canaux des glandes
- des anneaux de ténias peuvent faire de même.
- parfois, le contenu des glandes s'épaissit pour des raisons très diverses et a du mal à sortir
- parfois, les canaux des glandes sont anormaux : étroits, abimés, inflammés...

Mais il peut aussi avoir des démangeaisons à cet endroit à cause:
- d'une infection cutanée sur le périnée ou sous la queue
- d'une infection des plis cutanés de la vulve (chienne !)
- d'une vaginite (chienne aussi !)
- d'une inflammation de l'anus (anite)
- d'une inflammation du rectum et/ou du colon (colorectite): parasites divers comme les trichures (mais pas les oxyures: voir note * à la fin du post) ou bactéries, virus, allergies,...
- de corps étrangers (en particulier grands morceaux d'herbe) qui ont du mal à sortir par l'anus...
- et sans doute quelques autres rares cas que j'oublie volontiers de mentionner parce que très peu fréquents !

Alors: il se gratte les fesses par terre à cause des vers ? Oui, c'est possible !

* L'homme peut avoir des démangeaisons anales à cause de petits vers, les OXYURES. Mais pas le chien ! Et pas le chat non plus ! Pourtant, il arrive souvent que des médecins et des pharmaciens recommandent de vermifuger le chien ou le chat de la maison dans le cas d'infestation de leurs propriétaires en pensant que c'est lui le coupable.
Eh bien, non ! Votre animal n'est pas blanc comme neige côté cochonneries qu'il pourrait nous transmettre. Mais pas dans ce cas !

dimanche 23 octobre 2016

Donnons un nom à notre chien orange !

REGLEMENT DU CONCOURS
« Donnons un nom à notre chien orange »



ARTICLE 1 : Organisateur :
Ce concours est organisé par la Clinique Vétérinaire de la Grande Barthe :
1, route d'Aussonne
31700 Cornebarrieu
05.61.85.21.45 - vetobarthe@orange.fr

ARTICLE 2 : But du concours
Ce concours est un concours de dessin et d'imagination.
Chaque participant devra donner un nom au gros chien Bouledogue orange en résine situé dans la salle d'attente de la Clinique Vétérinaire de la Grande Barthe à Cornebarrieu.
Ce nom devra figurer sur un dessin représentant ce gros chien orange, réalisé par le participant.

ARTICLE 3 : Lots
Chaque participant recevra un lot :
Premier prix : un gros chien orange en peluche
Deuxième prix : une clinique vétérinaire PlaymobilTM
Troisième prix : le club canin d'agility PlaymobilTM
A partir du quatrième lot : un lot de consolation.

ARTICLE 4: Participants
Le concours est ouvert à tous les enfants de 5 à 10 ans.
Une participation unique par enfant pour toute la durée du concours.

ARTICLE 5 : Durée du concours
Le concours est ouvert du 1er Novembre 2016 au 10 décembre 2016 inclus

ARTICLE 6 : Inscription
Chaque participant devra venir chercher un bulletin de participation à la Clinique Vétérinaire de la Grande Barthe. Les bulletins seront disponibles pendant toute la durée du concours.

Le bulletin de participation comportera :
  • le nom et prénom du participant
  • l'âge du participant
  • la mention « garçon » ou « fille » (nécessaire pour les prénoms mixtes)
  • un numéro de téléphone
  • une adresse de courriel
  • les autorisation de publication (voir ARTICLE 10)
  • la date et la signature d'un des parents du participant.
Ce bulletin sera déposé à l'accueil de la Clinique en même temps que le dessin réalisé.

ARTICLE 7 : Modalités
Chaque participant devra :
1- Réaliser sur une feuille blanche de format A4 un dessin en couleur du gros chien orange en résine situé dans la salle d'attente de la clinique (cet espace est toujours libre d'accès pendant les horaires d'ouverture de la clinique).
Ce dessin peut-être réalisé avec tous les moyens artistiques possibles : crayons de couleur, feutres, peinture, collages...
2 - Donner un nom au chien orange et l'inscrire en titre de son dessin le représentant.

Le nom du participant devra être inscrit dans un coin au dos du dessin.
Le dessin (ainsi que le bulletin d'inscription) devra être déposé à l'accueil de la clinique pendant les horaires d'ouverture (pas de réception des dessins dans la boîte aux lettres), avant la date limite finale du 10 décembre 2016 (comprise).

ARTICLE 8 : Jury
Un jury de 3 juges est mandaté pour établir un classement des dessins gagnants du concours :
  • Mme Beuillé Corinne, Agent Territorial Spécialisé des Ecoles Maternelles (ATSEM)
  • Mme Guegano Nadine , Professeur des Ecoles
  • Mme Da Ros Christine, Assistante Maternelle Agréée
Ces trois juges ont une bonne connaissance des enfants et de la qualité de la production artistique qu'ils peuvent produire : ils seront donc à même d'effectuer un classement indiscutable.
Le jury prendra connaissance des dessins au fur et à mesure de leur dépôt à la Clinique Vétérinaire de la Grande Barthe, à raison d'un lot par semaine.
Les dessins seront présentés au jury en photos numérisées et de façon anonyme. Seul sera mentionné l'âge du participant.
Le jury effectuera un classement des 3 meilleurs dessins en tenant compte de l'âge de l'enfant et de l'originalité de son dessin.

ARTICLE 9 : Publications
Les dessins du concours seront publiés sur les pages FaceBook et Google + de la Clinique Vétérinaire de la Grande Barthe. Ils seront publiés par groupes plus ou moins importants selon la fréquence des dépôts reçus à la Clinique. Tout le monde est encouragé à donner son avis sur les dessins publiés.
Les dessins seront également visibles dans la salle d'attente de la clinique. Si le nombre de dessins était trop important, un roulement d'affichage sera réalisé.

ARTICLE 10 : Autorisations :
Les parents des participants autorisent dans le bulletin d'inscription de leur enfant :
  • La publication du dessin de leur enfant participant sur les pages FaceBook et Google + de la Clinique Vétérinaire de la Grande Barthe
  • un droit à l'image de leur enfant participant pour les pages FaceBook et Google + de la Clinique Vétérinaire de la Grande Barthe, uniquement pour une photo le montrant avec le lot qu'il aura gagné (pour les 3 premiers du concours)

ARTICLE 11 : Litiges
Ce concours n'a pas de but commercial mai seulement de faire plaisir à notre jeune patientèle, souvent très intéressée par le métier de vétérinaire.
Il serait donc étonnant de voir des réclamations !

Cependant, nous tenons à mentionner :
  • que le choix du jury ne sera en aucune façon remis en question
  • que les lots seront attribués de façon définitive sans possibilité d'échange, même dans le cas éventuel de défaut du lot

vendredi 15 juillet 2016

RAMBO a le Sida

Rambo a le SIDA...





AH ! Le SIDA …



Le terme « SIDA » signifie « Syndrome d'Immuno Déficience Acquise ».
En soi, un « Sida » n'est pas vraiment une maladie mais un SYNDROME, une sorte de sac fourre-tout où l'on met toutes les maladies qui ont en commun des symptômes en relation avec une déficience immunitaire acquise, c'est-à-dire apparue au cours du temps et non déjà présente à la naissance.
De la même façon, on parlera d'un « syndrome grippal » pour tout ce qui a des symptômes de la grippe, un « syndrome coryza » pour tout chat qui a les yeux qui coulent et qui éternue », un « syndrome angine », … etc.

Ce préambule était un peu long mais il me semblait nécessaire pour que vous compreniez bien ce qu'est un « SIDA ». Il faut bien que vous ayez l'impression que je vous ai appris quelque chose à la fin de cet article !

Maintenant, en ce qui concerne le syndrome « SIDA » félin, on peut dire qu'il regroupe plusieurs maladies différentes. Chez l'homme, le terme « SIDA » est souvent confondu avec la maladie liée au HIV : normal, il n'y a que le HIV responsable d'un SIDA chez l'homme !

Chez le chat, on parle souvent de « SIDA » pour la maladie liée au virus de l'immunodéficience Féline, le FIV, par analogie avec ce qui se dit chez l'homme.
Cela dit, d'autres virus peuvent s'en prendre au système immunitaire du chat : le virus leucémogène félin (FeLV), son mutant, le virus sarcomatogène félin (FeSV), et le virus syncitial félin (FSV) .

Tous ces virus sont des « Rétrovirus» : ce sont des virus qui peuvent s'attaquer au système immunitaire. Le tableau ci-dessous vous donne une idée de leur disparité :


Vous y retrouvez les différents virus que je vous ai mentionné et vous voyez que les Rétrovirus concernent pas mal d'espèces animales, … dont l'homme.

Je ne parlerai pas des Spumavirus qui peuvent infecter nos chats mais ne sont pas censés provoquer de maladies.

Par contre, parlons un peu des autres :


Le Virus de l'Immunodéficience Féline


Ce virus FIV (Feline Immunodeficiency Virus) se comporte un peu différemment que le HIV de l'homme.

Il faut noter que le FIV concerne nos chats de compagnie mais qu'il a été trouvé chez plein de Félidés sauvages, quoique ces FIV n'étaient pas exactement les mêmes. Ce qui fait que si, par hasard, vous possédez un lion séropositif pour le FIV et un chat, votre lion ne contaminera pas votre chat... Autre point intéressant : l'étude des différentes souches de FIV permet de penser que l'origine de ce virus serait africaine et que le chat l'aura ramené ensuite partout ailleurs dans le monde.

Il se transmet par les morsures (salive contaminante) et le sang. La transmission par les relations sexuelles pourrait être possible mais semble extrêmement rare. Une transmission de la mère au fœtus est possible avant la naissance, mais également très peu fréquente.
La contamination se produit lors des bagarres avec morsures et pourrait aussi arriver lors de transmission de sang d'un animal contaminé à au autre lors d'erreur médicale (transfusion non contrôlée, injection avec matériel contaminé...).

Lorsqu'il est transmis au chat, ce virus s'intègre à l'ADN des lymphocytes (cellules responsables de l'immunité) mais aussi à des cellules nerveuses, et sans doute possiblement à des cellules rénales, intestinales, oculaires...
Il s'ensuit une phase de latence pendant laquelle pas ou peu de symptômes sont observés. Cette phase peut durer de 5 à 10 ans. Parfois, le chat infecté passe à un stade symptomatique : on peut alors remarquer une augmentation de taille des nœuds lymphatiques, des problèmes respiratoires, buccaux, digestifs... Mais il est important de noter qu'un chat porteur du FIV peut très bien vivre de nombreuses années sans être inquiété : il convient donc de ne pas condamner ces individus séropositifs trop rapidement !

Nous savons dépister le FIV, essentiellement grâce des tests sangins. Parfois, des prélèvements plus complexes à réaliser sont nécessaires (liquide céphalo-rachidien (cerveau), humeur aqueuse (œil)...) pour faire réaliser d'autres tests en laboratoire.

Mais même si nous savons dépister ce virus, nous n'avons pas de traitement spécifique, ni préventif (PAS DE VACCIN), ni curatif (PAS DE TRAITEMENT). Nous pouvons cependant aider ces chats séropositifs quand ils déclarent leur maladie en traitant au cas par cas les organes atteints.



Le Virus Leucémogène Félin


Ce virus est nettement plus ennuyeux...

Il se transmet par toutes les sécrétions corporelles : SALIVE, sang, larmes, urine, selles, LAIT...
La contamination se fait donc très facilement lors de bagarres avec morsures et griffures mais aussi chez le chaton pendant la phase d'allaitement.
Ce virus est par contre très fragile et meurt en 3-4 heures en dehors de l'organisme du chat contaminant.

On comprend donc facilement qu'il y a plus de risques de contamination dans certaines conditions :
  • lorsque la population de chats vivants ensemble est grande
  • lorsque les chats sortent à l'extérieur de la maison.
  • lorsque les chats ont un système immunitaire déficient : chaton en bas âge, chats porteurs du FIV
Les tableaux suivants montrent bien ces différents éléments :



Le virus s'installe ensuite dans le système immunitaire du chat infecté, comme le ferait le FIV.
Après une phase de latence, souvent plus réduite qu'avec le FIV, les symptômes apparaissent.
Ces symptômes vont être très variés. En effet, ce virus a une particularité : il est ONCOGENE, c'est-à-dire qu'il est capable de transformer la cellule qu'il infecte en cellule tumorale.
Nous pourrons donc observer des symptômes liés à la baisse d'immunité, un peu comme pourle FIV, MAIS AUSSI des symptômes en relation avec le développement de tumeurs de localisations variables : nœuds lymphatiques, poumons, reins, peau, cerveau.....
Concernant ce virus, il est à noter que des mutants peuvent apparaître,comme le FeSV, virus sarcomatogène félin. Ce virus fait apparaître des tumeurs cutanées multiples.

Comme pour le FIV, nous savons dépister le FeLV par des tests sangins. En raison des co-infections fréquentes FeLV-FIV (tableau ci-dessus), nous testons les deux virus en même temps.
Et, de la même façon, des prélèvements plus complexes à réaliser sont parfois utiles (liquide céphalo-rachidien (cerveau), humeur aqueuse (œil)...) pour confirmer le diagnostic en laboratoire.

MAIS, contrairement au FIV, nous avons la possibilité de VACCINER nos patients contre ce virus. Cela reste la seule possibilité de protéger un peu nos chats car, une fois infectés, aucun traitement anti-viral n'est alors efficace pour les aider. Comme pour le FIV, nous ne pouvons alors que soulager leurs symptômes spécifiques (diarrhée, gingivite, rhinite, conjonctivite...)


En conclusion :

Le FIV et le FeLV restent des préoccupations très actuelles quand on a des chats domestiques.

Nous ne pouvons qu'encourager à faire réaliser les tests de dépistage sur tous les chats, lors de l'arrivée àla maison, lors de sortie imprévue, lors de bagarres fréque,tes, lors de saillies prévues, lors de maladies dont les symptômes sont peu nets, lors de maladie chez un patient à risque....
Il faudrait en fait tester dans beaucoup de cas !

Nous conseillons fortement la vaccination de tous les chats qui sortent et de ceux qui ne sortent pas s'ils sont régulièrement en contact avec des chats qui, eux, sortent.

Nous vous conseillons aussi d'être vigilants : ces maladies n'ont pas de symptômes spécifiques : il faut donc y penser chaque fois que quelque chose paraît sortir de l'ordinaire chez un patient à risque (jeune, qui sort, qui se bagarre...).